Série: Le jour où elle a pris son envol #2
Auteurs: BeKa, Marko, Maëlla Cosson
Editeur BD: Bamboo

Une chronique BD: Génération BD


Depuis sa rencontre avec Antoine (tome 1 : Le jour où le bus est reparti sans elle), Clémentine se sent mieux, elle s’affirme et réussit dans sa vie professionnelle et affective. Sauf que…
Clémentine se rend compte qu’elle est plus sûre d’elle-même et plus affirmée mais que cela ne lui suffit pas pour s’épanouir pleinement. Bref, elle n’est pas pleinement heureuse et ne voit pas comment le devenir.
Après avoir fait le nettoyage chez elle, c’est-à-dire avoir viré son mec qui végétait, elle décide de retourner voir Antoine et ses bons conseils. En arrivant sur place, Clémentine constate qu’Antoine n’est pas là mais bien Simon, un apiculteur et physicien quantique tout aussi philosophe que le propriétaire des lieux.
Apprenant progressivement à discerner ce qui lui semble une bonne voie dans sa vie, elle apprend que pour s’ouvrir de nouvelles perspectives, elle doit dépasser ses craintes et oser quitter son monde tranquille.
Sur un coup de tête, Clémentine part à l’aventure à Berlin, elle y croise une amie qui comme elle a franchi le pas et joue dans un orchestre philharmonique. Elle s’envole ensuite pour la Norvège où elle rejoindre Thomas qui lui aussi a décidé de prendre en main son destin et gagne ensuite le Bali où elle reverra Chantal et… Antoine !
A défaut de percevoir déjà ce qui fera son bonheur, Clémentine en a déjà perçu le cheminement…

Beka, Marko et Cosson reprennent la formule gagnante du tome 1 pour aider Clémentine dans sa quête de sens.
Le message peut paraître parfois un peu simpliste, il n’en demeure pas moins optimiste et ouvre des possibles, ce qui est plutôt rare tant en bande dessinée que dans l’actualité. Le tout est fait avec légèreté et une pointe d’humour, ce qui rend la lecture encore plus agréable.
La formule où l’on mêle des histoires à réflexion avec les tribulations des personnages est conservée, une place plus importante est laissée aux personnages qui se rencontrent et parlent de leur expérience de vie. Cela permet de conserver une fraîcheur au récit, fraîcheur il est vrai déjà présente dans le tome précédent.
Le dessin de Marko et l’excellent coloriage lumineux de Cosson complètent fort bien ce sentiment de passer un agréable moment de lecture. Les plus chagrins trouveront le livre trop « bobo écolo » ou pas assez cartésien, il offre pourtant le grand avantage de présenter un scénario original à la construction peu habituelle et qui sait, il vous guidera peut-être vers votre propre bonheur !