- Milan Morales
- BD
Marcel GOTLIB est décédé ce dimanche. :(

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Les éditions Dargaud ont l'immense tristesse d'apprendre le décès de Marcel Gotlib aujourd'hui à l'âge de 82 ans.
Les millions de lecteurs ayant appris à rire dans les pages de la Rubrique à brac, des Dingodossiers, ou de Gai Luron perdent un humoriste fascinant, un dessinateur virtuose, un touche à tout iconoclaste et un ami cher qui parvenait à provoquer le rire à la moindre de ses pages. Quiconque aura eu un jour la chance de croiser le "brave et généreux Gotlib", comme l'appelait René Goscinny, se souviendra avec tendresse d'un homme d'une gentillesse inouïe, au sourire contagieux et à l'humanité parfaite, qui ne se rendit jamais totalement compte de l'admiration sans borne qu'il suscitait.
De pilote à fluide glacial, il révolutionna la façon de faire de la bande dessinée, faisant rentrer un non sens britannique et une irrésistible façon de se moquer de tout dans les foyers français.
Marcel Gotlib était un génie, un maître, un ami, et c'est bien la première fois qu'il ne nous fait pas rire.

Il aura été un des piliers de la bande dessinée non-enfantine, au travers de personnages aussi irrévérencieux que délicieux, tel son « Pervers Pépère », « Super Dupont » ou encore l’inflexible « Hamster Jovial ».
A lire pour se remémorer de la trucculence de ce personnage, une de ces dernières interviews, en 2014, pour le journal "Le Monde".
Merci Marcel, remets le bonjour à Isaac …

Olivier est né une nuit d’orage de l’année 1970. Il tombait des cordes, ce qui le prédestinait à devenir violoniste. Mais comme le bébé avait bonne mine, il opta pour une carrière dans le dessin. Durant son enfance, ses professeurs disaient souvent qu’il lui manquait une case. Olivier, pour se soigner, se lança dans la BD. Il devint alors associable et resta dans sa bulle, ne s’exprimant que par onomatopées. Les pages blanches lui provoquant des idées noires, il ne cessa de gribouiller et vit soudain la vie en rose.
Sa Superpepette martyrisa Spirou Hebdo, sa Loana Jones tortura Pif Gadget et ses Provençaux sévirent dans toute la Paca.
Olivier traumatise aussi les écoliers du sud de la France où il donne des cours de BD régulièrement. Les nuits de pleine lune, retrouvant une certaine lucidité, il délaisse la BD humoristique et se lance alors dans des projets réalistes, comme Cézanne ou Dinia… Un garçon très dur à cerner, finalement…
(Source: artisbd)






















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