Un MegaSpirou pour les 100ans de Dupuis!

Vous ne vous en souvenez peut-être pas, mais c'était il y a tout juste 100 ans (en avril 1922 pour être précis) que la vénérable maison Dupuis (fondée à la fin du XIXe siècle) osait le pari de l'aventure éditoriale.

Non pas en éditant de la bande dessinée, mais en lançant un magazine féminin baptisé Les bonnes soirées dont le sous-titre, on ne peut plus évocateur, révélait un programme étonnant et ambitieux : Revue hebdomadaire illustrée des romans sensationnels.

Le mouvement était lancé et seize ans plus tard allait suivre le magazine Spirou qui, lui aussi, aurait pour seul crédo de proposer à un public jeune (et moins jeune) des aventures hilarantes et/ou passionnantes.
Une réussite internationale avec des œuvres et des artistes qui allaient changer le visage de la bande dessinée mondiale (on n'exagère pas : nombre de visiteurs des studios Pixar ont témoigné avoir aperçu des bandes dessinées Dupuis dans les célèbres studios californiens).

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Le communiqué officiel de la rédaction du beau journal de Spirou:

Ce Méga Spirou tombait donc à pic pour fêter cet anniversaire et retracer, dans les grandes lignes, l'histoire des éditions Dupuis. "Dans les grandes lignes", car vous savez que nous avons toujours privilégié les histoires dessinées aux textes historiques. Mais pour allier les deux, nous vous proposons de faire un bond à l'époque de la Seconde Guerre mondiale avec Spirou dans "Le journal d'un ingénu" et de suivre les folles aventures de Franck pendant la préhistoire avec le tome 5 de Frnck : "Cannibales".
En attendant que Dupuis continue de trouver les auteurs et les séries qui marqueront le XXIe siècle, nous vous souhaitons une excellente lecture de ces 192 pages de BD et de jeux !
Méga Spirou n°29 - Disponible le 16 mars au prix de 5,90€.

Il était une fois un 30 Novembre ...
Gérard LAUZIER

Né le 30 novembre 1932 à Marseille et mort le 6 décembre 2008 à Paris, LAUZIER était un auteur de BD, cinéaste et dramaturge, qui se caractérisait par un sens aigu de la comédie et du dialogue ravageur.

Il fut l’un des auteurs-phares du journal Pilote des décennies ’70 et ’80.
Dans des BD que les bien-pensants trouveraient aujourd’hui politiquement incorrectes, il fit un portrait au vitriol (mais oh combien hilarant) de la société d’alors.  Pour preuve son « Souvenir d’un jeune homme » en 1982 ou encore  en 1978 avec « La course du rat » où il tournait en totale dérision la caste des cadres ambitieux et sans scrupules (les 2 sont parus chez Dargaud).

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