- Milan Morales (& Maroulf)
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Le grand prix d'Angoulême 2019 est connu!
Et c'est une belle surprise!

Deuxième mangaka à remporter ce titre après Katsuhiro Otomo (2015), Rumiko Takahashi est élue Grand Prix du 46e Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême, au terme d’un vote qui a réuni 1672 auteurs de bande dessinée. Quarante ans d'une carrière fulgurante, plus de 200 millions d'exemplaires vendus dans le monde, entrée au Eisner Hall of Fame en 2018… Rumiko Takahashi est aujourd’hui récompensée en tant qu’autrice majeure de la bande dessinée mondiale.

Née le 10 octobre 1957 à Nīgata, Rumiko Takahashi s'intéresse très tôt à la bande dessinée et, dès le collège, propose ses premières œuvres à des revues. Vers la fin de sa première année à l'université, elle s'inscrit à l'atelier de gekiga (mangas réalistes destinés aux adultes) fondé par le grand scénariste Kazuo Koike, qui est formel : « toi, tu deviendras pro ». Cette prophétie se réalise l'année suivante, en 1978, quand Rumiko Takahashi entame la publication de Urusei Yatsura (Lamu) dans les pages de l'hebdomadaire Sunday. Elle s’approprie le genre du shōnen et refuse d’entrer dans les codes des histoires romantiques du shōjō, fait inhabituel pour une femme à l’époque. Elle est la première à dépasser les conventions du manga, et utilise ce medium pour transmettre avec finesse et humour ses questionnements autour d’une société japonaise en pleine mutation. Avec les séries Maison Ikkoku (Juliette je t'aime) et Ranma 1/2, elle va rapidement devenir la reine du shōnen manga - les adaptations animées de ses séries contribuant à asseoir sa popularité bien au-delà des frontières de l'archipel nippon.
À travers son dessin, Rumiko Takahashi assouplit et modernise le trait d’Osamu Tezuka. Vif et expressif, ce trait sert les satires qu’elle dessine, et donne une forme unique aux personnages qui peuplent ses œuvres. Dans une société où l'on accepte mal la différence (« le clou qui dépasse appelle le marteau », dit un dicton bien connu au Japon), Rumiko Takahashi s'est toujours attachée à mettre en avant les outsiders et les excentriques, en faisant valoir leur droit à une seconde chance. Pétris de défauts mais aussi profondément humains, ses héros ont ainsi marqué plus d'une génération de lecteurs, au sein d'une œuvre qui, souvent sous le couvert de la comédie, se révèle extrêmement progressiste.
Le Grand Prix récompense une autrice à part dans la pop culture japonaise et internationale, à l’œuvre éclectique riche de 7 séries et de près de 200 tomes, en avance sur les enjeux de son temps, qui ne cesse de se renouveler, tant dans le dessin que dans les sujets qu’elle aborde avec audace.

Akira TORYAMA né le 5 avril 1955 à Kiyosu (Japon), est mondialement connu et célèbre pour sa série Dragon Ball, sortie en 1984.
Son premier manga est Wonder Island, publié dans le Weekly Shonen Jump en 1978. Il connaîtra alors un deuxième succès avec son manga Dr Slump publié dans Shonen Jump de 1980 à 1984. Dragon Ball a été publiée de 1984 à 1995.
Cette oeuvre culte pour 3 générations de lecteurs connait un nouveau prolongement depuis 2015 sous l’appellation « Dragon Ball Super ». Si le maitre supervisait toujours la trame générale de l’histoire, c’est le jeune TOYOTARO qui a repris l’oeuvre depuis.
Ce génie du Manga est décédé le 1er mars 2024 à l’âge de 68 ans d'un hématome sous-dural. (cfr. notre news).

Né en 1937 à Thy-le-chateau, Roland GOOSSENS apprend la bande dessinée au studio Peyo en dessiinant les schtroumpfs tout en scénarisant pour PEYO, WALTHERY (Jacky et Célestin, Benoit Brisefer, Natacha) et FRANQUIN. Il sera même pressentit pour reprendre Spirou après André mais ce sera FOURNIER qui s’y collera.
On le retrouve au dessin de Gil Jourdan jusqu’au décès de Tillieux.
En 1972, il commence sa saga du Scrameustache qui se poursuit encore aujourd’hui, grâce à l’aide son fiston qui signe WALT.






















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