Triste nouvelle pour le monde de la BD: Décès de Philippe Delaby

Philippe Delaby C'est une bien triste nouvelle que nous venons d'apprendre aujourd'hui.
Philippe Delaby est décédé ce 28 janvier.
Philippe était depuis près de vingt ans l’un des plus grands artistes de la bande
dessinée. Avec le péplum Murena, scénarisé par son ami Jean Dufaux, il a donné un souffle
nouveau à la bande dessinée historique. Sa passion, son énergie, son sens du détail, du
découpage et la force de ses personnages ont fait de cette série un succès international
plébiscité par des milliers de lecteurs et reconnu par les plus grands spécialistes de l’Antiquité
romaine. Aujourd’hui, l’ensemble de la bande dessinée est en deuil, et Dargaud s’associe à
l’immense tristesse de sa famille.

Né à Tournai (Belgique) en 1961, Philippe Delaby possède des talents innés de
dessinateur. C’est à l’âge de 8 ans cependant, après avoir reçu de son père son tout premier
album, que naît sa passion pour la BD. Dès lors, les histoires à bulles ne le quitteront plus ! À
14 ans, il entre à l’académie des Beaux-Arts de sa ville natale, où il développe et perfectionne
ses dons. Fasciné par Ingres et les maîtres flamands, il y apprend non seulement le dessin,
mais aussi la peinture à l’huile. Son attirance pour la bande dessinée prend néanmoins le
dessus et, à 18 ans, il est le lauréat d’un concours pour jeunes dessinateurs qui lui ouvre les
pages du journal Tintin. Pour l’hebdomadaire des 7 à 77 ans devenu Hello Bédé, il met en
images, sur des scénarios d’Y. Duval, Arthur au royaume de l’Impossible et Richard Cœur de
Lion, deux épopées qui lui vaudront le prix Clio au Salon de l’Histoire à Paris en 1993. La
même année, il met en images Bran, un récit écrit par J.-L. Vernal, qui raconte l’histoire d’un
jeune Gaulois. En 1994, avec le romancier L. Delisse, il publie au Lombard L’Étoile polaire,
un thriller fantastique médiéval. En 1997, encouragé par le scénariste Jean Dufaux, il
ressuscite de façon magistrale la Rome impériale de Néron dans Murena, péplum édité par
Dargaud et primé dans plusieurs festivals. Le succès grandissant, Philippe Delaby accepte de
s’évader dans la Complainte des landes perdues, monde fantastique imaginé par son compère Jean Dufaux et Rosinski.
Toutes nos pensées vont pour toute sa famille, ses amis, et tout le monde la BD qui perd un grand monsieur du 9ème Art.

BILAN 2013 DE L'ACBD : la BD en recul

L’ACBD vient de rendre son verdict annuel :

les 10 tirages les plus importants de 2013 :

— 2 480 000 d’ex. pour le 35e Astérix par Jean-Yves Ferri et Didier Conrad.

— 445 000 ex. pour le 22e Blake et Mortimer par Jean Dufaux, Antoine Aubin et Étienne Schréder.

— 350 000 ex. pour le 18e Le Chat par Philippe Geluck.

— 250 000 ex. pour le 22e XIII par Yves Sente et Iouri Jigounov.

— 220 000 ex. pour le 5ème Blacksad par Juan Diaz Canales et Juanjo Guarnido.

— 200 000 ex. pour le 34e Thorgal par Yves Sente et Grzegorz Rosiński.

— 180 000 ex. pour le 34e Boule et Bill par Laurent Verron, avec Cric, Pierre Veys et Diego Aranega.

— 180 000 ex. pour le 10e Les Blagues de Toto par Thierry Coppée.

— 170 000 ex. pour le 16e Les Légendaires par Patrick Sobral.

— 170 000 ex. pour le 6e Les Nombrils par Maryse Dubuc et Delaf.

5 159 livres appartenant au monde du 9e art ont été diffusés dans les librairies francophones ou via Internet en 2013 (5 565 en 2012). Soit 406 titres de moins (-7,3 %) qu’en 2012. Seuls les essais et art books restent stationnaires, les nouveautés et les rééditions sont en recul.

Conclusion : il est affligeant de constater que 5 des 10 sont des reboots d’anciennes séries, qu’Astérix a été tiré à plus d’exemplaires que les neuf suivants réunis, que le N°9 a été classé parmi les classiques alors qu’il s’agit d’un manga, mais… la plupart des auteurs cités sont franco/belges. Et 4 / 10 de 2012 sont à nouveau présents, quoique cette année les tirages soient moins imposants.

http://www.acbd.fr/2044/les-bilans-de-l-acbd/2013-lannee-de-la-deceleration/

(© Gilles Ratier, secrétaire général de l’ACBD)

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