Décès de Jo-El Azara (Taka Takata…)
Nous apprenons à l’instant la nouvelle via son ami de longue date, Serge Ernst: le créateur génialement drôle du soldat Taka Takata est mort hier.
Agé de 85 ans, cet auteur toujours plein d’allant et de bonne humeur s’en est allé dans la journée d’hier, à la suite d’un AVC.

Né Joseph Franz Hedwig Loeckx en 1937, diplomé de St Luc, il débute dans la BD en assistant Willy VANDERSTEEN (Bob & Bobette). La même année, il entre dans les studios Hergé et bosse sur les Bijoux de la Castafiore. Il collabora aussi pour de nombreuses séries, dont Jackie et Célestin avec WILL et reprendra un temps Clifton avec GREG.
Cependant, son personnage le plus emblématique sera le nippon Taka Takata, pour lequel il créera sa propre maison d’édition (bien avant l’heure du Crow-founding!)

Pour citer son ami Serge Ernst: « C’était un vrai passionné de BD, une passion qui a alimenté son âme d’enfant tout au long de sa vie. Il était amoureux de la Gascogne, des paysages du Gers, du bon vivre et pouvait s’émerveiller d’un coucher de soleil sur les Pyrénées qu’il voyait de chez lui et dont il m’envoyait régulièrement les photos… »
Douce pensée à sa famille et à son épouse, qui l’aura accompagné jusqu’au bout.
Sayonara, AZARA Seinseï, vous nous aurez bien fait rire tout au long de votre chemin...

Olivier est né une nuit d’orage de l’année 1970. Il tombait des cordes, ce qui le prédestinait à devenir violoniste. Mais comme le bébé avait bonne mine, il opta pour une carrière dans le dessin. Durant son enfance, ses professeurs disaient souvent qu’il lui manquait une case. Olivier, pour se soigner, se lança dans la BD. Il devint alors associable et resta dans sa bulle, ne s’exprimant que par onomatopées. Les pages blanches lui provoquant des idées noires, il ne cessa de gribouiller et vit soudain la vie en rose.
Sa Superpepette martyrisa Spirou Hebdo, sa Loana Jones tortura Pif Gadget et ses Provençaux sévirent dans toute la Paca.
Olivier traumatise aussi les écoliers du sud de la France où il donne des cours de BD régulièrement. Les nuits de pleine lune, retrouvant une certaine lucidité, il délaisse la BD humoristique et se lance alors dans des projets réalistes, comme Cézanne ou Dinia… Un garçon très dur à cerner, finalement…
(Source: artisbd)






















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